le latin pas à pas

25 juillet 2021

Texte 2 : Comble du droit ...(1/2)

Cicéron, Des Devoirs ( Livre I, ch. 10, 1/2

1. Exsistunt  etiam  saepe  iniuriae  calumniâ  quâdam  et  nimis  callidâ  sed 

malitiosâ  iuris  interpretatione ; ex  quillud "Summum  ius, summiniustitia."

factum  es iam  tritum  sermon proverbium. Souvent aussi des injustices viennent
d' une accusation mensongère et d' une interprétation de la loi très subtile, mais entachée
de malignité. Et dès lors l' expression "Comble du droit, comble de l' injustice." est deve-
nue aujourd'hui un proverbe fréquemment cité dans la conversation. 

1. A) saep-e  etiam : souvent aussi, adv. cc-Temps portant sur la phrase in-iuriae < (=
venant de) in-iuri-a/ae : l' injustice, N.p S du v. Ex-sistu nt < ex-sist-o/-e re : (pro-)venir
de = prép. ex + Ab. ou, comme ici, Ab. sans prép. exprimant les 2 cc-cause coordonnés,
IND. prst 3p  v. de cette n-subord. énonc.  quâdam calumniâ < qu-i/ae/od-dam : un ...  
dét. indéf.
(formé sur le pr. rel.) de calumniâ < calumni-a/-ae : la fausse accusation  et : 
et (coordonne les 2 groupes cc-cause)  interpretatione  iuris  nimis  callidâ  sed mali-
tios
â : interpretationeinterpretatio, on-is : l' interprétation, Ab.s cpt de exsistunt  iuris
ius, ur-a : le droit, la loi, G.s cdn de interpretatione  nimis : très, adv. au superlatif por-
tant sur callidâ < callid-us/a/um : subtil, épith. de interpretatione  sed : mais, coordonne 
et oppose malitiosâ  à  nimis callidâ, malitios-us/a/um : entaché de malignité. Des éléments 
coordonnés ont toujours la même fonction grammati
cale, mais pas nécessairement la même
nature.

B)  ex  quo : ex + Ab. : suite à, prép. introduisant le cc-cause quo < qu-i/ae/od : quoi (
au NT sg., comme ici) pr. rel. de liaison (en tête de phrase), équivalant du cas correspon-
dant du pr. dém. i-s, e-a, i-d : cela (au NT sg.), représentant ce qui est exprimé en A) et
coordonné à la phrase B)  par une conjonction sous-entendue ajustée au contexte : Et
suite à cela (= Et dès lors), cpt de la phrase dont le v. est factum est,  
illud  "Summum
ius, summ iniuria" : groupe S de factum est, analyse de ce groupe : centre illud  < 
ill-e/a/ud : démonstratif ici nominalisé au NT sg. avec le sens de cette expression ; ce 
sens est tiré de la phrase en apposition entre guillemets. Analyse de cette phrase :
summum < summ-us/a/um : à traduire en fr. par le sommet de, le comble de  suivi du
nom dont cet A1 est épith. 
: ius < ius, iur-a : le droit, N.s, S de est sous-entendu < s-u m,
es-se
: être + attr. S, 
IND. prst 3s du v. de la n-subord. énonc. summa iniuria : N.s attr. du
S summum ius. Traduction du groupe S : l' expression "Le comble du droit est le comble de
l' injustice. ou mieux Comble du droit, comble de l' injustice." 
factum  est < fi-o/-eri / fact-us
s-u m (v. irrégulier) : devenir + attr. S, 
IND. pft P 3s du v. de cette n-subord. énonc. iam :
aujourd' hui, adv. cc-Temps de factum est  proverbium  tritum  sermone : groupe 
attr. S,
centre au N.s  : proverbium < proverbi-um/-i : le proverbe, tritum < ter-o/-e re / triv-i
trit-
um
: user, ici :  = utiliser intensivement/fréquemment = citer fréquemment (en parlant d' un
proverbe), PART. pft P = PART. prst P (manque en latin), épith. de proverbium (= un prover-
be fréquemment utilisé)
sermone < sermo, on-is : la  conversation, Ab.s dépendant de la
prép. s-ent. in + Ab. (dans), prép. suggérée par le contexte et introdui
sant le cc-L-figuré
sermone   

 



 

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21 juillet 2021

Texte 1 : Un problème moral (2/2)

 3Sic  multquae  honestvidentur esse, temporibus  fiunt  non  honesta. 

3. A1) Sic < sic : ainsi, adv. cc-manière > cpt de la phrase  multa < mult-us/a/um : ici
NT pl. nominalisé de ce déterminant/pr. indéfini : de nombreuses choses = de nombreux
actes, bien des actes (traduction adaptée au contexte) > N.p, S de fiunt (A2) et antécédent
du pr. relatif quae (prop. b) Tr. : Ainsi bien des actes ...

b) quae < qu-i/ae/od : qui  pr. rel. > N.p, S de videntur esse < vide-or/-ri  es-se : paraî-
tre être (superflu en fr.) + attr. S > IND. prst P, v. de la subord. rel. cdn de multa honest
< honest-us/a/um : louable > attr. du S quae  natura < natur-a/-ae : la nature > Ab.s, cc-
cause n-prépos. (prép. par en fr.) de videntur esse
Tr. : (Ainsi bien des actes) qui par nature paraissent louables, ...

A2) fiunt < fi-o / fieri (v. irr.) : devenir, se muer en + attr. S > IND. prst 3p, v. de la
n-subord. énonciative (= énonçant un fait) non  honesta < non honest-us/a/um : non-louab-
le > attr. du S multa (A1) temporibus < tempus, por-a : au pl. : les circonstances > Ab.p,
cc-cause n-prépos.(prép. en raison de  en fr.) de fiunt 
Tr.
:  A1 + A2 : Ainsi bien des actes (qui, par nature, paraissent louables,) se muent en ac-
                        tes non-louables (= qui ne le sont plus) en raison des circonstances = au
                        gré des circonstances. 

4.
 Phrase non-authentique qui pourrait compléter le texte de Cicéron :

Illenim  de  qudictum  est, gladi utpossiaut  contra  alios, aut  contra  se

 ipsum. 

A1) enim (jamais en tête de phrase) : de fait, effectivement, adv. coordonnant les n° 2. et
4. 
 Ille < ill-e/a/ud : celui pr. démonstratif représentant quisque du n° 2 > N.s, S de possit 
et antécédent du pr. rel. de quo (prop. b)  Tr. : De fait, celui ....

b) de quo < de + Ab. : (au sujet) de, prép. introduisant un cc-de relation qu-i/ae/od : qui pr.
rel. > Ab.s cpt de dictum  est < dic-o/-e re / dix-i, dict-um : parler > IND. pft P 3s imperson-
nelle = il ne représentant rien ni personne
Tr. : (De fait, celui) au sujet de qui il a été parlé = dont on a parlé, ...

A2) pos-sit < pos-s-u m, pos-se : pouvoir + INF. prst dans les 2 langues > SUBJ. prst-POT.
3s, v. de la n-subord. énonc. uti < ut-or/-i / us-us  s-u m : se servir, faire usage de qqch. =
cpt obj. à l' Ab. > cpt de possit  gladio : Ab.s, cpt de uti  aut .. aut ... : soit .. soit ..., coor-
donnent les 2 cpts obtj.-2d (=second) introduits par la prép. contra + Ac. : contre  alios <
ali-us/a/ud : nominalisé au M : un autre homme > cpt de uti  se ipsum < s-e  ips-um : lui-
même pr. pers. réfl. d' insistance 3s  représentant Ille > cpt de uti  Tr : A1 + A2 : De fait,
celui (dont on a parlé) pourrait faire usage du glaive soit contre d' autres, soit contre lui-même. 

( 1. On ne doit pas toujours restituer les objets confiés en garde. 2. Si quelqu' un sain d' es-
prit avait déposé chez toi un glaive, mais que, dans un accès de folie, il le redemandait, le
rendre serait une faute, ne pas le rendre, un devoir.) 3. Ainsi, bien des actes qui paraissent
par nature louables, se muent, au gré des circonstances, en actes qui ne le sont pas. 
4. De
fait, celui dont on a parlé, pourrait faire usage du glaive soit contre d' autres, soit contre sa
propre personne. 

 

 

 

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25 juin 2021

Texte 1 : Un problème moral (1/2)


Cicéron, extrait du traité Des Devoirs (ceux que la morale impose), Livre III, ch. XXV (partim)

A tout seigneur tout honneur : nous évoquerons d' abord  Cicéron, un des plus grands prosa-
teurs de la littérature latine. Contemporain de César (-100 à -44), il était du parti opposé au
dictateur. Après l' assassinat de celui-ci par un groupe de nobles lors d' une séance du sénat,
Cicéron fut à son tour assassiné par les successeurs de César. Ces deux grandes figures de l'
histoire romaine, laissèrent tous deux une oeuvre littéraire de premier plan. César est l' au-
teur de La Guerre des Gaules et de  La Guerre Civile ; Cicéron est l' auteur d' une oeuvre
abondante comprenant des discours (il était le plus célèbre avocat de son temps), des oeuvres
morales (il introduisit la philosophie à Rome), des ouvrages théoriques sur l' art oratoire, et
une importante correspondance, source précieuse pour la connaissance de l' histoire de son
époque. 

Partant de rien, nous progresserons pas à pas dans la connaissance de la langue latine à
partir de courts  textes authentiques, et aussi de quelques textes rédigés selon les règles du
latin classique. 

1. Non  semper  depositreddendsunt.  Prononciation : Nonn sèmpèr dépôsita rèd-
    dènda sount. 

Le point de départ de toute phrase, orale ou écrite, est le Sujet, terme dont le verbe dit
quelque chose. Le S est ici le nom deposita : les/des dépôts = objets confiés en garde ; le
nom latin n' a pas d' article. Le S est ici reconnaissable à sa désinence -a, élément termi-
nal interchangeable s' ajoutant au thème, base relativement stable notée en gras. Cette
dés. est celle du cas nominatif pluriel (= N.p), forme que prend le nom quand il est S au
pluriel
 ; S au singulier (sg.), il aurait la dés. -um du cas N.sg. Dans un dictionnaire, un
nom est donné avec les dés. des cas
N.s et Génitif deposit-um/-i : le dépôt (un nom 
est traduit avec l' article défini dans le vocabulaire des textes)Le message tableau des
désinences
est à lire pour situer ce nom dans l' ensemble des 5 déclinaisons des noms.    

Le terme directement lié au S est le v.
su nt : (les/des dépôts) sont : IND. prst 3p
(mode : indicatif, temps : présent, personne : 3e du pluriel) du v. irrégulier  s-u m, es-se
(formes du dictionnaire) : être. Lire le message intitulé préliminaires de la conjugaison.
Ce v. est ici étroitement associé à l' ADJectif Verbal d' obligation reddenda, attribut au
N.p du S au  N.p deposita, traduction : "devant être restitués". Les caractères en rouge
sont une extension du thème qui est le marqueur d' un temps déterminé (voir ci-dessus)   
Lire 
 le message gérondif et adjectif verbal. Les 2 premières formes de  ce v., fournies par
le dictionnaire, sont < 
redd-o/-e re : rendre, restituer >. L' ADJ. V. emprunte les  dés. -us
du genre Masculin / a du genre F / um du genre NT = neutre  des adj. qual(ificatifs) de
la 1e classe (=  A1) du type bon-us/a/um : bon (seule la traduction du M sg. est donnée). 
non semper : "pas 
toujours", adv(erbes) cc-T (= complément circonstanciel de temps) 
portant sur le groupe verbal sunt reddenda 
Traduction : Les dépôts ne sont pas toujours devant être restitués. = On ne doit pas tou-
                   jours / Il ne faut pas toujours   restituer les objets confiés en garde.
Les mots ajoutés à une traduction pour en faciliter la compréhension sont en italique.  


2. Si  gladium  quis  apud  tsanmentdeposuerit, repetainsaniens, reddere

peccatum  sit, non reddere, officium.   

Si : si, conjonction de subordination + (= suivie) ici des SUBJonctifs parfait et présent-POT
entiel  = exprimant une possibilité (qui parfois, comme ici, a peu de chances de se présen-
ter)  commune aux deux subordonnées cc-condition (complément circonstanciel de ..), dont
les v. sont deposuerit (proposition a) et repetat (prop. b). Le SUBJ. pft deposuerit se traduit
par l' IND. plus-que-parfait et marque l' antériorité // (= par rapport) à repetat (prop. b) et
à sit (prop. C et D) ; le SUBJ. prst (repetat), se traduit par l' IND. imparfait.  ATTENTION :
Dans tout autre type de proposition, les SUBJ.-POT. se traduisent par le conditionnel prst
(SUBJ. prst) ou par le conditionnel passé ( SUBJ. pft). quis < forme abrégée de ali-qu-is (M)
: quelqu' un pronom indéfini décliné comme le M du pronom relatif, voir message pronom
relatif
 > N.s, S de deposuerit  mentsana < mens, nt-is (f) : l' esprit, 
san-us/a/um : sain,
A1 épithète de mente > groupe dit Ablatif de qualité (nom + adj. qual. ou  déterminant), cpt
(complément) de quis : quelqu' un d' esprit sain = sain d' esprit de-posuerit < depon-o/-e re
/ posu-i
: déposer > SUBJ. pft-POT 3s, v. de la subord. gladium < gladi-us/-i : le glaive >
cas Accusatif s désignant le cpt d' objet (cpt non-prépositionnel dans les 2 langues, suscepti-
ble de devenir S d' une forme Passive) de deposuerit  apud + Ac. : chez, prép(osition) intro-
duisant le cc-Lieu-situation te < t-u : toi pr. personnel 2s M, désigne ici n' importe quel lec-
teur
 > Ac.s, cpt de deposuerit  Tr. : Si quelqu' un sain d' esprit avait déposé chez toi un glaive, ... 


b)  subord. en asyndète (= simplement juxtaposée à la précédente) pour marquer une forte op-
position = mais si = mais que .. in-saniens < in-sani-o/-re : avoir l' esprit dérangé > PART. prst en apposition au S de re-petat < re-pet-o/-e re : re-de-
mander > SUBJ. prst 3s = il (le quelqu' un), v. de la subord. en asyndète 
Tr. : mais que, ayant l' esprit dérangé (= dans un accès de folie), il le redemandait, ...  

N.B.
: 1. le : les pr. pers. suggérés par le contexte sont fréquemment sous-entendus.
         2. insaniens : vient de insanientsdevant la dés. -s du N.s, la dentale -t du mar-
              queur du participe présent disparaît.    

C) reddere (voir n° 1.) : INFinitif prst, S de sit < s-um, es-se (v. irr.) : être + attr. S  > SUBJ.
prst-POT. 3s, v. commun des non-subord. juxtaposées  C) et D), auxquelles sont associées
étroitement les subord. conditionnelles a) et b) peccatum < peccat-um/-i : la faute > N.s, 
attr. du S reddere D) .., non reddere : "ne pas le rendre", groupe S du v. sous-entendu sit 
officium < offici-um/-i : le devoir > N.s, attr. du S non reddere 
Tr.
: C + D : le rendre serait une faute, ne pas le rendre, un devoir.

1. On ne doit pas toujours restituer les objets confiés en garde. 2. Si quelqu' un sain d' es-
prit avait déposé chez toi un glaive, mais que, dans un accès de folie, il le redemandait, le
rendre serait une faute, ne pas le rendre, un devoir. 





















 

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23 juin 2021

emplois du SUBJonctif

1. SUBJ.-IMPératif (négation : ne) : 
   1p et 3s/3p : Pro  patrimoriamur/(n)tur ! [ pro + Ab. pour, patri-a/-ae : la patrie, 
                                                                                   mori-or, mori < mori-i : mourir ]
                       Mourons/Qu' il(s) meure(nt) pour la patrie ! 
                                 SUBJ. prst

    2s/2p à la forme négative : ne + SUBJ. pft 
    Ne  i feceris/feceritis ! [ ne négation du SUBJ.-IMP. : ne ... pas, i-s, e-a, i-d : cela (
                                             au NT) pr. dém. , faci-o, ce-re / fec-i : faire ]
    Ne fais/faites pas cela ! 

2. Traductions du SUBJ. du style indirect (= correspondant à un IND. en st. dir.) se ratta-
    chant à un futur : 1. IND. f.s si c' est un SUBJ. prst
                               2. IND. f.s du passé (mêmes formes que le conditionnel présent) si
                                      c' est un SUBJ. impft 
                               3. IND. f.a  si c' est un SUBJ. pft     
                               4. IND. f.a du passé (mêmes formes que le conditionnel passé)  si
                                  c' est  un SUBJ. pqp.                      

    Ex. : 1. Marcus  dicit  sprofecturum  esse  cum  Paulus adveniat. 
                [ Marc-us/-i : Marc,  dic-o/-e re : dire, s-e : lui pr. pers. réfl. 3s indir. = ren-
                  voyant au S du v. principal,
proficisc-or/-i / profect-us  s-um : partir,  cum
                  + IND. : lorsque, Paul-us/-i : Paul, ad-veni-o/-re / -ven-i, -vent-um : arriver ]
                  Marc dit qu' il partira quand Paul arrivera.
           
           2. .........  dicebat .................................................. adveniret
                   Marc disait  qu' il partirait  quand Paul arriverait.                                                                                           
           3.  ......... dicit ....................................................... advenerit.
                 Marc dit qu' il partira quand Paul sera arrivé.
         
           4.  ........ dicebat ................................................... advenisset
                 Marc  disait qu' il partirait quand Pau serait arrivé

3. Les SUBJ.-POTentiel prst/pft (surtout employés dans une phrase conditionnelle) expriment
    un fait possible, traduit par le conditionnel prst (sauf dans une subord. conditionnelle où
    ces deux tps se traduisent par le seul IND. impft.). Le SUBJ. pft exprime l' ant(ériorité) //
    à la  n-subord., rapport de tps ordinairement exprimé en fr. par le fait que l' action de la
    subord. précède celle de la n-subord., et non, comme en latin, de manière plus marquée,
    par ce fait, ainsi que par un tps différent.
    Dans un st. indir. relatif au passé, ces subj. deviennent des SUBJ. impft/pqp.
   
    Ex. : Id  si  Marcus  faciat/fecerit, Paulus  quoque faciat. [ i-s, e-a, i-d : cela (au NT) 
            pr. dém., si + SUBJ.-POT. : si, Marc-us/-i : Marc, , faci-o, ce-re / fec-i, fact-um : faire,
            Paul-us/-i : Paul, quoque : aussi, également ]
            Cela, si Marc le faisait (c' est envisagé comme possible), Paul le ferait aussi.

            Dans un st. indir. relatif au passé, cette phrase devient :
            Dicebat  id,  si  Marcus  faceret/fecisset, Paulum  quoque  facturum  esse
            Il disait que cela, si Marc le  faisait, Paul le ferait aussi. 

   
   N.B. 1. On voit que l' INF. fut., outre la postériorité, sert aussi à exprimer le POT. à l'
              INF. 
          2. La phrase en st. indir. pourrait aussi correspondre en st. dir. à  Dicebat : '' Id 
              si  Marcus  faciet (IND. f.s)/fecerit (IND. f.a), Paulus  quoque  faciet. 
              Il disait : '' Si Marc fait cela, Paul le fera aussi ''. 
          3. Si le v. introducteur du st. indir. était dicit (IND. prst)  ou  dicet (IND. f.s), on
              aurait : Dicit/Diceisi Marcus  faciat/fecerit, Paulum  quoque  facturum 
              esse. Cette phrase se prête aussi à 2 traductions :
              a) Il dit/dira que cela, si Marc le fait, Paul le fera aussi.
              b) Il dit/dira que cela, si Marc le faisait (SUBJ.-POT.), Paul le ferait (SUBJ.-POT.)
                   aussi. 
          4. L' emploi du SUBJ.-POT. dans la subord. n' entraîne pas automatiquement l' emp-
              loi du même subj. dans la principale. La traduction du dernier exemple donné pour-
              rait être aussi : Il dit/dira que cela, si Marc le faisait (SUBJ.-POT), Paul le fera aussi.
          5. Dans une n-subord., le SUBJ.-POT, de préférence le SUBJ. pft, sert aussi à teinter d'
              urbanité une affirmation qui sans cela paraîtrait trop péremptoire :
              Libenter  dixerim .... Je dirais  volontiers  que ....
          6. Dans une prop. n-subord., le SUBJ.-POTENTIEL du PASSE s' exprime par le SUBJ.
              impft. et s' emploie dans  un petit nombre d' expressions comme crederes ... : tu 
              aurais pu croire = on aurait cru ... 
      
4. Les SUBJ.-IRRéel impft (dit IRR. du prst)/pqp (dit IRR. du passé) sont surtout employés
    dans une phrase conditionnelle. L' IRR. du prst se traduit par le conditionnel présent (sauf
    dans une subord. conditionnelle où il se traduit par l' IND. impf), l' IRR. du passé, par le
    conditionnel passé (sauf dans une subord. conditionnelle où il se traduit par l' IND. pqp). 
    Comme leur nom l' indique, ces subj. expriment un fait contraire à la réalité. Ils ont tou-
    jours les mêmes formes SUBJ. impft/pqp). Exemples : 
    Si  icrederes, errares. [ si + SUBJ.-IRR : si, i-s, e-a, i-d : cela (au NT) pr. dém.,
                  IRR. du prst          cred-o/-e recredid-i : croire, penser, erro, erra-re / errav-i :
                                             être dans l' erreur ]
    Si tu pensais cela (mais ce n' est pas le cas, donc : fait irrél) , tu serais dans l' erreur

    Si  icredidisses, erravisses.
                    IRR. du passé 
    Si tu avais pensé cela (mais cela n' a pas été le cas), tu aurais été dans l' erreur

    Si  ievenisset, scirem.    [ eveni-t/-re / eveni-t :arriver, se produire, sci-o/-re
            IRR. du passé + IRR. du prst                                                            savoir ]





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22 juin 2021

emplois de l' INDicatif


1. L' IND. exprime un fait considéré comme appartenant à la réalité passée, présente ou à
    venir. L' énoncé de ce fait peut avoir la forme affirmative, négative ou interrogative.

2. Les v. signifiant je peux ( pos-s-um, pos-se), je dois ( debe-o/-re, ADJ. V. OBL.), il faut (
    oporte-t/-re), il est indispensable (necesse  es-t/es-se), il convient (dece-t/-re), il est per-
    mis ( lice-t/-re), il est juste/long/équitable/ .... de + INF. prst ( es-t  iustum/longum/ae-
    quum/...) peuvent à l' IND. prst se traduire par le conditionnel prst (ex. : pos-s-u m : je
    pourrais, debe-o : je devrais), ou, à un tps passé de l' IND., se traduire  par le condition
    nel pas (ex.: pot-er-a-m : j' aurais pu, debe-ba-m : j' aurais dû), pour exprimer, dans
    les exemples choisis, qu' une chose pourrait/aurait pu être faite, devrait/aurait dû l' être,
    mais que cela n' est pas/n' a pas été réellement le cas (= fait contraire à la réalité pré-
    sente/passée, ce qu' on appelle l' irréel du prst/passé).

3. En latin, l' IND. est exclu du style indirect, qui est utilisé dans des subordonnée(s) dépen-
   dant d' un v. introducteur à la 3e personne signifiant dire ou penser. Dans les analyses
   grammaticales, un subj. qualifié de subj. du st. indir., correspond en style direct, à un IND.
   Le st. dir. rapporte les paroles ou les pensées de qqun entre guillemets, càd telles qu' elles
   ont été formulées. 

4. L' IND. pft peut se traduire par ....
    a) l' IND. passé composé quand il exprime un fait appartenant à un passé récent, mais ce
        tps peut aussi traduire un fait appartenant à un passé lointain. 
    b) l' IND. passé simple pour exprimer un fait qui s' est produit à un moment donné d' un
        passé lointain.
    c) l' IND. passé antérieur (v. auxiliaire au passé simple + participe passé) dans une subord.
        cc-T(emps) exprimant un fait lointain antérieur à un autre fait passé.
    d) un IND. impft dans un portrait pour exprimer un trait physique ou moral. Exemple :
        Fuimagn statura. [ s-u m, es-se / fu-i : être, magn-us/a/um : grand, statur-a/-ae :
                                            la taille ] Il fut = était  d' une grande taille (Ab. de qualité en la-
                                            tin). 
     e) un IND. pqp 

5. Dans une subord. conditionnelle (si ...), l' IND. f.s/f.a se traduit par l' IND. prst. Exemple : 
    Si  venies/veneris ... : Si tu viendras/seras venu = tu viens ....
        [ veni-o/-re / ven-i : venir ]  



  
     
    

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19 juin 2021

GERondif, ADJectif Verbal, SUPIN


Pour former le GER., on ajoute au th.1 du v. l' extension .. nd- (1et 2e conj.) ou .. e nd- (
autres conj.) suivie des dés. -um (Ac.s NT), -i (G.s NT), -o (D. et Ab.s NT). Le GER. n' a pas
de pl.   Traductions : le fait de + INF. prst ou nom verbal exprimant la même idée. Exemple :
pugnand-um (Ac.sg. NT) < pugno, gna-re : combattre > : le fait de combattre ou  le combat.
En latin, l' INFinitif exerce les fonctions nominales suivantes : S, attr. S, cod, cpt d' un adj.
(rarement). Mis à part les participes, les autres  fonctions nominales du v. sont exercées en 
latin par le GER. Ex. : Se  parant  ad  pugnand-um < s-e  paro, ra-re : se préparer, ad + Ac. :
                                                                                pour/à, introduisant un cc-but >
                            Ils se préparent pour le fait de/au fait de  combattre = pour le/au  combat
C' est pratiquement le seul emploi du GER. à l' Ac.

Quand le GER. a un cod, on observe que, sans changer de cas, le GER. devient souvent
un ADJ. V. accordé en genre et nombre avec son cod préalablement mis au cas du GER.,
à moins qu' il n' y soit déjà. C' est  l' ADJ. V. remplaçant un GER. Devenu ADJ. V., le
GER. prend les dés. -us/a/um des A1.  Exemple : 
S parant  ad  pugnam  committend-am.  <  pugn-a/-ae : le combat, com-mitt-o/-e re :
                                                                                                            engager >
Ils se préparent au fait d' engager le combat = à engager le combat. 

L' 
ADJectif  Verbal  exprimant l' obligation ne  s' emploie pas aux cas où s' emploie un ADJ.
V. remplaçant un GER.(soit  à l' Ac. dépendant de la prép. ad, au G., au D. ou à l' Ab.) ; il s'
emploie au cas
N.( comme attr. S avec le v. es-se), ainsi qu' à l' Ac. (comme attr. S avec es-
se v. d' une subord. complétive infinitive, ou comme attr. cod avec les v. signifiant donner,
confier, livrer, remettre
). Il se traduit mot à mot par "devant être + PART. passé".

N.B. 1. Employé comme attr. S, il peut être accompagné d' un D. désignant la personne con-
           cernée par l' obligation ; avec les v. donner, ... ce cpt est un D. cpt d' objet  Ex. :  
           Nobis  patridefendend est. < n-os : nous pr. pers. 1p, patri-a-ae : la patrie,
                                                                                       defend-o/-e re : défendre >
           La patrie est "devant être défendue" en ce qui nous concerne. = Nous devons défen-
                                                                                              dre la patrie. 
           Nobis  libros  legendos  dabit. < liber, br-i : le livre, leg-o/-e re : lire, do, da-re :
           Il nous donnera des livres devant être lus = à lire.                                  donner >
       2. En latin, même un v. sans cpt d' objet à l' Ac. ou même un v. sans possibilté de cpt
            d' objet à l' Ac. (v. intransitif) peut s' employer à l' ADJ. V. d' obligation, dont la dés.
            est alors la dés. invariable -um (dés. du  P-impersonnel, l' ADJ. V. d' obligation ayant
            un sens P). On traduit alors Il faut/On doit + INF. prst .Exemple :
            Edendum  esad  vivendum. < ed-o/-e re : manger,  viv-o,-e re : vivre >
            Il faut/On doit  manger pour vivre. 
        3. Noter l' expression cura-re  + cod + ADJ. V. OBL. épith. du cod : mener à bien
            
(= curare) une chose (= Ac. cod)  à faire (= ADJ. V. OBL. épith.) = faire faire qqch.
       
4. L ADJ. V. peut aussi être employé à n' importe quel cas avec la valeur d' un adj. fr.  en 
            -able ou en -ible. Exemple : 
            scelerhorrenda (N./Ac. pl.) < scelus, ler-a : le forfait, horre-o/-re : être horrifié >
            d' horribles forfaits

          
Le SUPIN en -um, dernière forme des TP, exprime le but avec un v. de mouvement :
cubitum  ire [ cubo, ba-re / cubu-i, cubit-um : être au lit, e-o, i-re (v. irr.) : aller ] aller au lit.
Le SUPIN en -u  s' emploie comme cpt d' un nombre limité d' adj. au N/Ac. sg. NT sg.
facilfactu [ facil-is/e : facile, faci-o, ce-re / fec-i, fact-um : faire ] facile à faire.
 
Le supin est d' un emploi rare.  

 

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17 juin 2021

mode PARTICIPE


Ce mode exprime soit une action antérieure/simultanée/postérieure  // (= par rapport) au
v(erbe) de la prop(osition) où il se trouve/à laquelle il se rattache, soit un état. Il se décline
et s' accorde comme un A1 (PART. pft, PART. fut.) ou comme un A2 imp. (PART. prst) avec le
nom/pr(onom) auquel il se rapporte. Il est le v. d' une subord(onnée) par(ticipe) quand le
nom ou le pr. auquel il se rapporte n' est que S du part., auquel cas celui-ci est à l' Ab. et est
qualifié d' Ablatif Absolu. Verbe d' une subord. part. ou non, le part. se traduit très souvent
par le cc (complément circonstanciel), subordonnée ou simple cc, dont le contexte lui donne
la valeur. En dehors d' une subord. part., le part. peut également se traduire par une subord.
rel(ative). 
Comme un adj. qual., le part. peut enfin être NOMINALISE (= employé avec la fonction d' un
nom). En latin, le part. est beaucoup plus employé qu' en français, où il est jugé lourd, d' où,
dans une traduction du latin, la nécessité fréquente de le remplacer en fr. par un équivalent.  

.                                   PART.  p r e s e n t  : th. du prst / A uniquement /
                                                                        exprime la simultanéité 

Le PART. prst des v. dép. a les mêmes formes et le même sens que les autres v. 

amans, nt-is (aimant, en aimant), videns, nt-is, lege ns, e nt-is, audie ns, e nt-is
                                                                                             capie ns, e nt-is 

Déclinaison : celle des A2 imp. sauf à l' Ab.s : dés. -e, au lieu du -i attendu, que l' on trou-
                    ve cependant quand le PART. prst a le sens d' un adj. et ne se rapporte pas à    
                    une personne.

N.B. Le PART. pft P peut avoir la valeur du PART. prst P inexistant et exprimer la simultanéité.
       Ex. : Undique circumdatus, Hannibal  sibi  mortem  dedit. [ undique : de tous les 
               côtés, circum-do,-da-re /-ded-i, -dat-um : cerner, Hannibal, al-is : Hannibal, s-e :
               se pr.pers. réfl. 3s M, mors, rt-is : la mort, do, da-re / ded-i, dat-um : donner ]
               Cerné de tous les côtés, Hannibal se donna la mort. circum-dat-us : N.s M du
               PART. pft P, sim. // à dedit, en app. à Hannibal  

       

                                PART.  f u t u r  th. du supin / A uniquement / décl. : A1 /
                                                             exprime la postériorité

Le PART. fut. des v. dép. a les mêmes formes et le même sens que celui des autres v.

Le PART. fur. s' emploie surtout comme attr. S avec le v. es-se (être).

Ex. : Moritursumus. [ mori-or, mori, mortu-us  s-um (PART. fut : moritur-us/a/um
                                    : mourir ] Trois traductions possibles :
       
        1. Nous   allons/sommes sur le point de   mourir. (IMMINENCE)
        2. Nous   voulons/avons l' intention de   mourir. (INTENTION)
        3. Nous   devons/sommes destinés à   mourir. (DESTINATION)  

        moritur-i : PART. fut. attr. du pers. S nous (compris dans la dés. -mus).  
                               

                                 PART.  p a r f a i t  : -- th. du supin, dés. -us/a/um des A1
                                                                    -- sens P, mais les v. dép.
 et quelques autres
                                                                        ont un PART. pft de sens A 
                                                                    -- exprime ordinairement l' antériorité.                                                                

1. voir PART. prst N.B.
2. Gallia  Caesare  capta  Romanorum  legibus  subiectest. [ Galli-a/-ae : la Gaule,
    a + Ab. : par, Caesar, ar-is : César, capi-o, pe-re / cep-i, capt-um : conquérir, Roman-us/-i
    : le Romain, lex, leg-is : la loi, sub-ici-o, -ice-re / -iec-i, -iect-um : soumettre ]
    Ayant été conquise (= Après avoir été conquise) par César, la Gaule fut soumise aux lois
    romaines. capta : N.s F du PART. pft P, ant. // à subiecta est, en app. à Gallia
3. Gallis  victis, Caesar  in  Italiam  rediit. [ Gall-us/-i : le Gaulois, vinc-o/e re, vic-i, vict-
    um : vaincre, Caesar, ar-is : César, red-e-o, red-i-re, red-i-i, re-dit-um (v. irr.) : revenir,
    in + Ac. : en, Itali-a/-ae : l' Italie ] Les Gaulois ayant été vaincus = Ayant vaincu (ou mieux :
    Après avoir vaincu) les Gaulois / Lorsqu' il eut vaincu les Gaulois, César revint en Italie. 
    victis : Ab.p du PART. pft P substitut d' un PART. pft A inexistant, v. de la subord. part. expri-
    mant l' ant(ériorité)  // à rediit
 4. Ran s inflaviet, corporrupto, periidum  bovis   magnitudinem  imitari  vult. 
     [ ran-a/-ae : la grenouille, s-e  inflo, fla-re / av-i, at-um : se gonfler d' air, et : et, corpus,
      por-a : le corps, rump-o, p-re / rup-i, rupt-um : rompre, ici :  faire éclater (une bulle,
      un abcès, ...), per-e-o, -i-re / -i(v)-i, -it-um (v. irr.) : périr, mourir, dum + IND. prst (mê-
      me quand il s' agit du passé) : tandis que = en + PART. prst, bos, bov-is : le boeuf, magni-
      tudo, din-is : la grosseur, imitor, ta-ri : imiter, vol-o, vel-le / volu-i, --- (v. irr.) :  vouloir ]
      La grenouille se gonfla d' air, et, son corps ayant éclaté, elle mourut en voulant imiter la
      grosseur du boeuf. rupto : PART. pft P de sens Médio-Passif (voir ci-dessous), ant. // à
      periit, v. de l' Abl. Abs. se ratachant à ce même v. 
      Certaines formes P peuvent, en fonction du contexte, prendre un sens M-P se traduisant
      par un v. intransitif (= n' admettant pas de cod) ou une forme pronominale.
      Ex. : Arcus ruptus  inutilis  est. [ arc-us/-us : l' arc, in-util-is/e :  inutile, sans utilité ]
              Un arc brisé est sans utilité. rupt-us : PART. pft M-P  exprimant l' état résultant de
              l' action qui a précédé, épith. de arcus  
5. paulo  post  Romam  conditam [ paulo post : peu après, Rom-a/-ae : Rome, cond-o/-e
    re / condid-i, condit-um : fonder ] peu après Rome (ayant été) fondée = la fondation de
    Rome,  condit-am : PART. pft P épith.de Romam ayant ici la valeur d' un nom abstrait  
6. En fonction du contexte, certaines formes P peuvent se traduire par les expressions de
    sens P  se laisser, se faire, se voir.
7. mortuorum  memoria [ mori-or, mori (< mori-i) / mortu-us  s-u m : mourir, memori-a/
    -ae : e souvenir ] le souvenir des morts  mortu-orum : G.p M nominalisé cdn (= des gens
    morts/de ceux qui sont morts). Un part.(prst/fut./pft) NOMINALISE soit reprend un être
    (objet, animal, être humain, etc ...) cité précédemment, dont il a le genre (M/F/NT), soit
    désigne 
en général -- au M  : un/des  être(s) humain(s) 
                                 -- au NT : une ou des choses (en fr., on remplace  le mot chose par
                                                 un mot plus précis ajusté au contexte)
                                                                           

    

 

 










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14 juin 2021

formes de l' IMPératif


                                              mode  I M P E R A T I F  A/P

                            IMP.  p r e s e n t  :  2s : A =  INF. prst écourté de la dés. -re
                                                                    : P = forme identique à celle de l' INF. prst A
                                                                2p : A : dés. -(i) te (IND. prst : dés. -(i) tis)
                                                                     : P = forme identique à celle de l' IND. prst P  

2s : ama / ama-re (aime/sois aimé), vide / vide-re, leg-e / leg-e re,  audi  / audi-re
       ----  / cona-re (essaie)               ---- / vere-re, ----  /   ut-e re,  ---    / poti-re                         
                                                                                                    cape / cape-re
                                                                                                    ----  / more-re

2p : ama-te/mini (aimez/soyez aimés), vide-te/mini, leg-i te/-i mini, audi-te/mini
       cona-   mini  (essayez)                , vere-   mini,  ut-      -i mini,  poti-    mini                        
                                                                                                    capi-te/mini
                                                                                                    mori-    mini  

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formes de l' INFinitif


                                                    MODE  I N F I N I T I F  (A/P

                                 INF.  p r é s e n t  : A : th.1 + dés. -re   
                                                                    P : th.1 + dés. -ri ou -i 

 ama-  re/ri (aimer/être aimé), vide-re  /ri, audi- re /ri  (dés. P -ri si le th.1 est terminé  
cona-(re)/ri (essayer)              vere-(re)/ri, poti-(re)/ri                 par une voyelle longue)             

leg-e re/-i, cape-re / capi <  capi-i  (dés. P -i si le th.1 n' est pas terminé par une voyelle 
(ut-e re) /   ut-i, (more-re) / mori < mori-i                                                        longue)

N.B.
La forme qu' aurait un v. dép. à l' INF. pr. A s' il n' était pas dép. est donnée entre paren-
       thèses. Cette forme a 2 emplois dans les v. dép. :
       1. telle quelle, c' est l' IMP. prst 2s : cona-re : essaie   
       2. pourvue d' une dés. pers. elle donne le SUBJ. impft : conare-r/-ris/-tur, etc ...
       

                            INF.  f u t u r : A : PART. fut. + v. auxil. es-se (INF. prst du v. irr.)
                                                      P : supin + v. auxil. i-ri (INF. prst P du v. irr. i-re)

A : amatur-us/a/um  es-se (devoir aimer)   P : amat-um  i-ri (devoir  être aimé)
                                                                    forme invariable

N.B.
1. L' auxiliaire devoir sert ici à traduire l' idée de futur, le fr. n' ayant pas d' INF. fut.
       2. Très peu utilisée, la forme P est remplacée par la périphrase fore  ut + SUBJ. "devoir 
           arriver que''  fore  est l' INF. fut. invariable du v. irr. impers. fieri (arriver) construit ici
           avec une subord(onnée) S réel introduite par ut.   
           Ex. : Putafore  ut  Poenvincantur. [ puto, ta-re : penser, croire, Poen-us/-i : le
                                                                                Carthaginois, vinc-o/-e re : vaincre ]
                   Il croit devoir arriver (= qu' il arrivera) que les Carthaginois seront vaincus = Il
                   croit que les C. seront vaincus.
                   Putaba fore  ut  Poen vincerentur. Il croyait devoir arriver (= qu' il arrive-
                   rait) que les C. seraient vaincus (IND. f.s du passé, de forme identique au CON-
                   DITIONNEL prst en fr.). = Il croyait que les C. seraient vaincus.
                   En fr., un f.s du passé (toujours employé dans une subordonnée) devient un f.s
                   quand on met le v. introducteur de la subord. au présent. 
         3. L' INF. prst pos-se (v. irr. pouvoir) suivi d' un INF. prst P sert aussi de substitut à la
             forme P très peu utilisée de l' INF. fut. : 
             Putat/Putabat  Poenos  facile  vincposse. [ facil-e : facilement ]
             Il pense/pensait les Carthaginois pouvoir être vaincus facilement = que les C. pour-
             ront/raient  être facilement vaincus. = que les C. seraient facilement vaincus.             

                                                   
                           INF.  p a r f a i t  : A : th.2 + is-se                   
                                                        : P : PART. pft P + v. auxil. es-se (INF. prst du v. irr.)  

 
A : amavis-se (avoir aimé)  P : amat-us(/a/um)  es-se (avoir été aimé)  
                                             conat-us(/a/um)  es-se (avoir essayé)
 
    

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13 juin 2021

formes du SUBJonctif

                                           mode   S U B J O N C T I F  (A/P)

                                              SUBJ.  p r é s e n t  (th.1 A/P

ame-m/r,-s/ris, etc ...videa-m/r,-s/ris, lega-m/r,-s/ris, audia-m/r,-s/ris, capia-m/r,-s/ris
que j' aime / que je sois aimé(e), que tu ...

N.B. 1. 1e conj. : l' extension du th.1 a absorbé la voyelle finale du th. 
       2. Selon le contexte, un SUBJ. prst du st(yle) indir(ect) correspondant en fr. à un IND.
           prst. (mode banni du st. indir. en latin) équivaut en fr.  soit à un prst, soit à un f.s. 
       3. A la voix A, le PART. fut. associé au SUBJ. prst de es-se (si-m/s/...) exprime le futur.   

                                             SUBJ.  i m p a r f a i t  (th.1 A/P)

Il s' obtient en ajoutant à la dés. -re de l' INF. prst (utilisée comme extension du th.1) les
dés. A/P -m/r, -s/ris, ...Ex. : ama-re (INF. prst) devient  amare-m/r,-s/ris ... (SUBJ. impft)  

N.B. 1. Ce tps n' étant plus utilisé en fr. (sauf peut-être dans le style soutenu à la 3s : qu' il
           aimât), il se traduit comme le SUBJ. prst.
       2. Selon le contexte, un SUBJ. impft du st. indir. correspondant en fr. à un IND. (mode
           banni du st. indir. en latin) équivaut en fr. soit à un impft, soit à un f.s  du passé (de
           forme identique à celle du CONDITIONNEL prst).  
       3. A la voix A, le PART. fut. associé au SUBJ. impft de es-se (esse-m/-s/...) exprime le
           f.s du passé.

                                             SUBJ.  p a r f a i t  (A : th.2 / P : th.3)

A : amaver i-m/-s/-t/ ....        P : amat-us(/a/um)  si-m/-s/-t/ ...
     que j' aie aimé, que tu ...        que j' aie été aimé ..., que tu ...

N.B. Selon le contexte, un SUBJ. pft du st. indir. correspondant en fr. à un IND. (mode banni
       du st. indir. en latin) équivaut en fr. soit à un passé composé, soit à un f.a. 


                                 SUBJ.  p l u s - q u e - p a r f a i t  (A : th.2 / P : th.3) 

A : il s' obtient en ajoutant à la dés. -se de l' INF. pft A, dés. devenue l' extension de ce tps,
     les dés. -m/-s/-t/ .... Ex. : amavis-se (avoir aimé) devient amavis se-m/s/ ...    
     
P : il s' obtient en ajoutant à la dés. -se de l' auxiliaire de  l' INF. pft P, dés. devenue l' exten-
     sion propre au SUBJ. pqp P, les dés. -m/-s/ ... Ex. : amat-us  es-se (avoir été aimé) de-
     vient   amat-us  esse-m/-s ...  Traductions :
     1. CONDITIONNEL passé exprimant un fait contraire à la réalité passée dans la prop. prin-
         cipale d' une période conditionnelle : j' aurais aimé venir si ... (le SUBJ. pqp n' est plus
         guère utilisé que par les humoristes parce qu' il fait rire : Te fusses-tu tutu m' eusses
         plus plu
.) 
     2. Dans les autres cas, il se traduit comme le SUBJ. pft. 

N.B.  Selon le contexte, un SUBJ. pqp du st. indir. se traduisant en fr. par un IND. se traduira
        soit par un pqp, soit par un f.a du passé (de forme identique à un CONDITIONNEL passé). 
    
  
       



Posté par jeanclaude2020 à 12:23 - Commentaires [0] - Permalien [#]